Menu principal
| Accueil |
| Municipales 2008 |
| Groupes de Travail |
| Economie |
| Affaires sociales |
| Pouvoirs publics et Institutions |
| Société et culture |
| Europe |
| International |
Espace militants
Newsletter
| Lever le tabou des prisons françaises |
|
|
|
| Écrit par Geoffroy Didier | |||||
| 26-11-2007 | |||||
|
Souvenons-nous : en 2000, l'ouvrage de la médecin-chef de la prison de la Santé, Véronique Vasseur, embarrasse toute la classe politique qui, pour mieux cacher son ignorance et son inaction, crée une commission d'enquête parlementaire. Sept ans plus tard, les belles intentions sont restées lettre morte, et l'état de nos prisons est demeuré inchangé voire a empiré.
La question des prisons ne peut plus rester sans réponse
Nous le savons, et plusieurs rapports récents dénonçant la France sont là pour nous le rappeler, la situation est historiquement dramatique. Notre pays se situe au 23ème rang européen en matière de dépenses de justice, et à force de refuser d'agir, la situation est devenue explosive. Avec environ 60.000 détenus pour 51.000 places regroupées dans les 188 établissements pénitentiaires, la surpopulation carcérale est en constante augmentation : entre 115 et 120%. Contrairement aux centres de détention, les maisons d'arrêt sont sur-occupées, avec des taux d'occupation parfois inacceptables : 216,1 % au Mans, 230,1 % à Lyon-Perrache, 256,3 % à Béziers, 284,6 % à Lyon-Montluc… Cette situation est d’autant plus insupportable que la population carcérale a nettement changé ces trente dernières années : les délinquants sexuels, les malades mentaux et les toxicomanes représentent désormais la grande majorité des détenus. Un tiers des nouveaux entrants déclare avoir consommé régulièrement une drogue l’année précédant l’incarcération et un tiers également déclare une consommation d’alcool excessive. La cohabitation, par nature difficile dans des cellules de quelques mètres carrés, est en conséquence d’autant plus vécue comme une contrainte particulièrement forte. Pire : dans leur état actuel, nos prisons sont déstructurantes et criminogènes. Les conditions de vie indignes, la promiscuité, la saleté, le manque de discipline de vie, l'oisiveté, la violence, l'économie souterraine font que la plupart des détenus sortent soit psychologiquement détruits soit plus violents que lors de leur entrée. Aujourd'hui, c'est en prison qu'un jeune prend conscience de son état de délinquant. Comment en sortir ? Revenons à l'objectif premier de la privation de liberté : protéger la société de ses individus dangereux. Le droit à la sécurité de nos concitoyens implique une sanction intelligente et utile. Pour cela, il ne suffit pas d'enfermer, encore faut-il préparer la sortie afin d'empêcher la récidive. Bien sûr, nous devons construire. Mais la seule construction ne suffit pas : un investissement énorme est, par exemple, nécessaire pour rendre leur dignité aux détenus, et c'est surtout autour de l'objectif de sûreté durable que nous jetterons les bases d'une politique pénitentiaire plus efficace. Quelques pistes Associée à la Gauche Moderne, La Diagonale, dont Véronique Vasseur a été l’une des membres fondatrices, a proposé plusieurs pistes.
Simples, concrètes, logiques, ces propositions préfèrent le pragmatisme à l’idéologie et combinent efficacité et humanité. C’est là tout l’esprit de Gauche Moderne. C’est là la volonté de réforme du Président de la République.
|
|||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|



