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| La politique de la ville |
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| Écrit par Jean-Marie Bockel | |||||
| 25-11-2007 | |||||
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La politique de la ville : un enjeu de cohésion sociale La politique de la Ville est une politique :
- contestée, critiquée voire disqualifiée Et pourtant…
La politique de la ville Surtout…
La politique de la ville (s’ajoutant aux politiques de droit commun)
La politique de la ville a pour principes essentiels la solidarité urbaine et l’égalité territoriale. 2 objectifs majeurs :
-tenter de corriger les conditions d’emploi, de logement, d’éducation ou de loisirs qui s’imposent aux habitants de certains territoires.
Pour atteindre ces objectifs…une action résolue de proximité : • Les dispositifs et les actions : - Un réseau structuré de proximité avec la présence sur le terrain de chargés de mission territoriale. Ce sont des interfaces, des facilitateurs à l’écoute des habitants, de leurs attentes mais aussi de leurs critiques à l’égard de l’action municipale ou des pouvoirs publics. Ce sont de véritables courroies de transmission engagées auprès de chaque élu de quartier.
- Des conseils de quartier présidés par un adjoint au maire qui favorisent le contact direct entre les élus municipaux et habitants ainsi que la responsabilisation de ces derniers. - Un fonds d’aide à l’initiative des habitants qui soutient des actions ponctuelles générant du lien social autour de l’animation d’un quartier et des actions concourant à la formation à la vie associative. - Une aide aux projets IDJ en partenariat avec la CAF permet de soutenir financièrement des projets individuels ou collectifs portés par les jeunes. Les jeunes doivent défendre leur projet devant une commission composée d’élus et des techniciens. - La création d’un centre de ressources qui décharge les associations de quartier de toute la gestion financière et d’une bonne partie de la gestion administrative afin de permettre aux bénévoles et professionnels des centres sociaux, MJC, de se concentrer pleinement sur le projet associatif au service d’un territoire et de ses habitants.
- Un Espace développement qui accompagne les personnes à la recherche d’une insertion économique.
- Un relais éducatif de rue structure l’accompagnement des enfants et des jeunes mais aussi des familles et tente d’apporter des solutions pour préserver le respect du bien vivre dans le quartier. - Un soutien scolaire personnalisé quotidien est proposé aux enfants des écoles élémentaires et des collèges avec les CLAS et les coups de pouce ainsi qu’un parrainage de collégiens, effectué par des étudiants, pour favoriser l’accès aux études supérieures des élèves issus d’un milieu social modeste.
- Un éveil à la culture à travers la découverte de la musique, du théâtre ou des arts plastiques est proposé aux enfants des écoles élémentaires publiques.
- Une école des arts située en plein cœur de la ZUP dispose d’enseignants diplômés et propose des cours individuels ou collectifs dans des conditions identiques aux autres écoles.
- L’expression des habitants par voie de presse
Politique de la ville : des acteurs, des moyens et une gouvernance en question La rénovation urbaine : L’ANRU constitue un puissant levier de transformation de nos quartiers mais :
- L’absence d’un financement pérenne constitue un motif d’inquiétude(1). Les actions en faveur de la cohésion économique et sociale :
- Les crédits de paiement inscrits au budget 2007 destinés à la prévention et au développement social ne bénéficient d’aucune revalorisation. L’effort consenti en direction des associations en 2006, qui ne constituait qu’un rattrapage partiel du désengagement de l’Etat, n’est pas maintenu. Le financement des dispositifs adultes-relais, santé ville, nécessite un effort supplémentaire afin de correspondre aux objectifs annoncés. - L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Ansec) :
* Elle se substitue notamment au Fasild et est désormais en charge de missions très diverses. « L’agencisation » de l’Etat ne va pas sans poser des problèmes de dilution des responsabilités et des outils d’action.
* La mise en place des CUCS(4) sera observée avec attention. Notamment en ce qui concerne la transition entre les Cucs et les contrats de villes, les conditions de leur mise en œuvre et les priorités géographiques adoptées.
- La multiplication des acteurs rend la politique de la ville difficilement lisible et moins efficace(5) :
* La répartition des compétences entre l’ANRU, la délégation interministérielle à la ville (DIV) et l’ANSEC, devra être précisée. Plus généralement :
- Il faut aller plus loin et plus vite pour concrétiser la mission de « chef de file » confiée à l’élu local (communal ou intercommunal): la politique de la ville doit se gérer dans la proximité et se définir stratégiquement au niveau national, dans un partenariat étroit entre l’Etat et les collectivités locales et les centres de ressources. L’Etat doit préserver la solidarité nationale et l’articulation de la politique de la ville doit être réellement prise en compte au niveau interministériel. - Les politiques conduites doivent être évaluées: Il est indispensable de pouvoir traduire des objectifs stratégiques en objectifs opérationnels évaluables et, in fine, en actions dont les résultats seront directement mesurables par des indicateurs, au regard de leurs ambitions sociales. Il faut évaluer avant de généraliser et ne pas relancer de nouveaux processus sans auparavant avoir validé les modalités des réussites. À cette condition seule, et c’est une nouvelle démarche à acquérir, la sédimentation des dispositifs ne sera plus perturbante pour les acteurs, mais elle leur donnera les moyens d‘enrichir progressivement en contenu la politique de la ville.
(1)L’obligation de verser 465 millions d’euros à l’ANRU ne sera honorée que par le concours de recettes extrabudgétaires qui ne sont disponibles qu’à titre exceptionnel
(2)Ainsi au 1er novembre 2006, l’ANRU a déjà engagé 7,8 milliards d’euros, soit 70 % de ses ressources totales, pour subventionner 218 projets de rénovation. Or plus de 200 projets sont encore en attente de financement. (3)Le taux de couverture des démolitions par les reconstructions n’a atteint que 53,6 % en 2005 et ne devrait pas dépasser 76 % en 2006. Nous sommes loin du taux de 100 % présenté comme une règle, celle du « un pour un ». (4)Contrat urbain de cohésion sociale qui remplace le contrat de ville: contrat unique de 3 ans signé conjointement par l’Etat, le maire ou le président de l’intercommunalité, en partenariat avec la région et le département. Les thèmes de la contractualisation sont au nombre de cinq : habitat et cadre de vie, accès à l’emploi et au développement économique, accès à la santé, réussite éducative et prévention de la délinquance. (5)Après d’ailleurs que le ministère de la ville ait plusieurs fois changé de nom, de périmètre et de visage depuis 2002 (6)Géographie prioritaire liée aux données INSEE, prises comme bases statistiques, qui datent de 1999.
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