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Bockel et la Gauche moderne dans la bataille Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean François Pascal   
14-02-2008
Lepoint.fr
Olivier-Jourdan Roulot

Jeudi 14 février, à 11 heures, Jean-Marie Bockel a lancé à la Maison de l'Amérique latine la campagne municipale de son jeune parti, la Gauche moderne . Mardi et mercredi, le secrétaire d'État était en tournée pour structurer sa formation, qu'il entend imposer durablement comme l'aile gauche du gouvernement. Mercredi soir, il a ainsi rendu visite à Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille en campagne , pour un dîner-débat qui réunissait 250 personnes dans un restaurant sur le front de mer. À son arrivée, le secrétaire d'État a donné une longue et remarquée accolade à Philippe Sanmarco, ex-héritier de Defferre et désormais soutien de la liste UMP à Marseille, au nom de l'ouverture. Après les municipales, Sanmarco devrait jouer un rôle actif dans la structuration de La Gauche moderne dans les Bouches-du-Rhône. La présence, jeudi matin à Paris, auprès de Bockel, de Tahar Rahmani, le bras droit de Sanmarco au sein de la Convention citoyenne (le mouvement sous la bannière duquel les deux hommes siégeaient au conseil municipal de Marseille) ne dément pas cette hypothèse.
Pour Bockel, "l'ouverture n'a rien de cosmétique"

Hier soir, devant le numéro deux de l'UMP, Jean-Marie Bockel a posé en héraut de l'ouverture et de la réforme : "L'ouverture, a-t-il déclaré, ce ne sont pas seulement des cadeaux. Être au gouvernement, c'est aussi un risque partagé. Même s'il y a aujourd'hui quelques bourrasques, mon enthousiasme et ma solidarité sont intacts. Refusant de se placer "dans une logique de débauchages individuels", le maire de Mulhouse s'est présenté en "allié loyal aux côtés de l'UMP. Bien sûr, les temps sont durs, au niveau français ou européen, et il y a un certain décrochage . Mais il y a aussi des réussites. Il faut continuer." À ses yeux, après avoir permis de "libérer des énergies au niveau national", l'ouverture doit permettre d'additionner des talents au niveau local, "pour relever les défis qui se posent à une ville". Une démarche, selon Bockel, parfaitement comprise par les électeurs. "Elle n'a rien de cosmétique", a-t-il souligné.

"Au total, nous sommes présents dans une centaine de villes, précisait Michel Suchod, ex-député de la Dordogne et vieux compagnon de route du secrétaire d'État, dont il est le conseiller. Et nous mènerons une liste d'ouverture dans quatre villes importantes : Mulhouse , Pau, avec le maire sortant Yves Urieta, Rennes et Schiltigheim, dans le Bas-Rhin. Nous avons également deux adjoints au maire d'Avignon, Marie-Josée Roig."
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