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Écrit par Administrateur
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04-02-2008 |
La récente victoire de Barak Obama aux primaires de
Caroline du Sud le place désormais sur un pied d’égalité avec Hillary
Clinton dans la course à l’investiture. Pour la Gauche Moderne, l’hypothèse
d’une victoire démocrate lors des prochaines élections américaines signerait un
tournant dans les relations françaises et européennes avec les Etats-Unis. Les
démocrates américains de 2008 sont sociaux et libéraux, comme nous : que
proposent-ils exactement ? Devons-nous préférer l’ex-First Lady ou le
sénateur de l’Illinois ? Quelques éléments de comparaison, même si en
réalité c'est plutôt dans l'esprit de leur message que nous nous retrouvons.
De prime abord, le programme de Barak Obama est plus nettement empreint
de préoccupations sociales que celui de Hillary Clinton, pour qui l’équilibre
budgétaire est une priorité affichée. Il tend également à replacer l’Amérique
dans un cadre multilatéral et donc à rectifier certaines de ses positions sur
le plan international – en particulier l’Irak -, tout en accentuant
l’interventionnisme utile dans les secteurs d’Afrique les plus sensibles :
Darfour et Soudan notamment.
Le combat contre la pauvreté passe, pour les deux candidats, par
l’amélioration du système américain de sécurité sociale (élargissement du
nombre des assujettis et augmentation des prestations servies), et pour Obama
par la mise en place de formation destinées aux personnes sans emploi, le
développement des incubateurs d’entreprises et l’aide aux plus démunis pour
l’octroi de crédits d’investissement. La réinsertion des personnes ayant purgé
une peine de prison serait encouragée par un fonds spécial.
Sur le plan du pouvoir d’achat, côté Obama, la mise en place d’un crédit
d'impôt sur le revenu pour les plus bas salaires et d’un crédit d'impôt pour
familles nombreuses accompagnera l’augmentation du salaire minimum. Il faut
savoir que le salaire minimum américain fut l’un des premiers au monde ;
créé en 1938 par le "Fair Labor Standards Act" (FLSA), il s’élève
actuellement à environ cinq dollars de l’heure. L’impôt sur le revenu des
personnes âgées percevant moins de 500 USD par mois serait supprimé. Hillary
Clinton, elle, propose plus largement une baisse de l’impôt pour les classes
moyennes. Elle est aussi probablement celle des deux candidats qui s’est le
plus attaché aux solutions techniques à apporter au problème des retraites, par
l’épargne et l’investissement.
Les écoles maternelles dédiées aux plus démunis
devraient également être développées, de même que les facilités d’accès des
milieux défavorisés à l’université (pour les deux candidats).
La politique du logement et de la ville préconisée par Obama tend au
repeuplement du centre des villes par différentes classes sociales et à
l’amélioration des conditions de logement par la création d’un fonds public
dédié, avec une surveillance accrue des opérations financières et du crédit
immobilier que propose également Clinton. Les milieux ruraux quant à eux
bénéficieraient d’un programme de travaux d’infrastructures.
Sur le plan fiscal, il faut noter la suppression de l'impôt sur la
recherche et le développement pour Obama, ainsi que le développement des aides
aux petites entreprises en diminuant l'impôt pour les entreprises d'un salarié,
et en supprimant les impôts sur les profits des start-up. Clinton, elle,
propose la création d’un fonds de 50 milliards USD pour la recherche et le
développement des énergies renouvelables.
Il faut enfin noter que Hillary Clinton a mis en avant un renforcement
des normes et du contrôle du droit américain du travail.
Les démocrates sont cette fois-ci en position de l'emporter, mais rien
n'est joué, notamment pour Obama. Des "Etats-clé" comme le Missouri,
qui vote le 5 février, laissent entrevoir dans les sondages une résurgence de
la prédilection de l'électorat pour une candidate plus classique ou
institutionnelle comme Hillary Clinton. Ensuite, il y aura des Etats à faire
"basculer" au moment de l'élection, comme la Virginie par exemple,
qui est devenue - c'est une nouveauté depuis les dernières élections de 2004 - parfois
difficile à décrypter. Mais le profil des candidats ne laisse entrevoir que peu
d'espoir de ce point de vue.
Emmanuel RUCHAT
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Écrit par Administrateur
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20-01-2008 |
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Les
échanges commerciaux et culturels entre nations sont extrêmement anciens,
peut-être même consubstantiels de l’aventure humaine. Pour prendre deux exemples, citons les
Phéniciens et les Vikings qui ont créé de véritables réseaux commerciaux
internationaux.
Ce
qui change aujourd’hui, et que le terme ‘mondialisation’ cherche à couvrir,
c’est l’augmentation faramineuse à la fois des vitesses de transport et des volumes transportés pour les
marchandises, les passagers, l’information, l’argent, qui remet profondément en
cause les modes de pilotage économique et politique de tous les pays.
Certains
pays ont su s’y adapter et en ont mieux profité que d’autres. La résultante de ces adaptations différentes
est l’enrichissement formidable d’une partie de la planète, quand une autre
partie (malheureusement la plus large) restait dans une grande misère. Ces inégalités face à l’enrichissement nous
interpellent. Nous ne pouvons
délibérément ignorer ceux qui n’ont pas eu notre chance de naître dans le ‘bon’
pays.
La première réaction à cette
situation, inspirée par la générosité, est le partage des richesses. Ce partage suit plusieurs canaux :
l’aide au développement intergouvernementale, le soutien financier, humain et technique
aux ONG qui interviennent dans ces territoires défavorisés (éducation, santé),
des taxes internationales (taxe Chirac, taxe Tobin).
Le constat à dresser aujourd’hui, comme le
rappelait Jean-Marie Bockel lors de ces vœux à la presse est que
« l’efficacité de l’aide au développement, la nôtre comme celle des autres
donateurs, est loin d’être optimale. Inutile de le nier : les résultats de
plusieurs décennies d’aide au développement de l’Afrique sont
décevants. [… Pourtant,] Avec 100 milliards de dollars par an à l’échelle
mondiale, l’aide au développement doit être efficace».
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Écrit par Jean-Marie Bockel
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15-01-2008 |
Vœux de M. Jean-Marie Bockel,
Secrétaire d’Etat chargé de la
Coopération et de la Francophonie
Paris le 15 janvier 2008
(Seul le prononcé fait foi)
En
ce début d’année, je suis heureux de vous retrouver, toutes et tous, à
l’occasion d’une traditionnelle cérémonie de vœux. Pas si
traditionnelle que ça d’ailleurs, puisque que l’habitude s’en était
perdue rue Monsieur. J’ai voulu renouer avec les « vœux de la
coopération ». D’abord, c’est un moment de convivialité toujours
sympathique. C’est aussi l’occasion d’une mise en perspective. J’ai
souhaité, six mois après mon arrivée ici, vous dire le regard que je
porte sur la mission que m’a confiée le président de la République.
Aux
côtés de Bernard Kouchner, j’ai la responsabilité de piloter l’aide
française au développement et d’en définir les grandes orientations.
C’est un poste passionnant, car l’aide au développement est un enjeu
majeur pour bâtir une mondialisation équitable. On ne le mesure pas
toujours, car c’est un enjeu de long terme, loin des polémiques
médiatiques.
Je veux d’abord vous redire ma
passion pour cette mission et ma détermination à faire bouger les
lignes sur ces sujets. Car des changements sont nécessaires, je le
pressentais en arrivant, j’en ai la conviction aujourd’hui.
Au
plan de notre organisation, vous le savez, une vaste réflexion est en
cours, à travers la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
Je suis évidemment fortement impliqué dans cet exercice. Plusieurs
réformes de notre dispositif d’aide au développement ont déjà eu lieu,
d’autres sont nécessaires pour lui donner sa pleine cohérence.
Comme
toute réforme, surtout quand elle succède à d’autres, celle-ci suscite
des attentes et, ne le cachons pas, des inquiétudes chez certains. La
semaine prochaine, je rencontre notre réseau : les Conseillers de
coopération de nos ambassades, correspondant à l’étranger de la DGCID,
et les directeurs d’agence de l’Agence Française de Développement
(AFD), qui tiennent un séminaire commun. Ce sera pour moi l’occasion de
leur exposer ma vision des choses et d’aborder plus largement tous les
domaines d’intervention de la coopération française. Mais je veux
d’ores et déjà leur dire mon estime, ma confiance et ma reconnaissance.
Nous
avons une longue expérience de l’aide au développement. Je veillerai à
ce que les hommes et les femmes de notre réseau, dont la compétence est
notre atout majeur, soient au cœur de cette réforme, qu’ils en soient
les acteurs et certainement pas les victimes, qu’elles se fassent avec
eux et non contre eux. Je m’y engage devant vous, et j’y reviendrai la
semaine prochaine, quand je les rencontrerai.
Aujourd’hui,
je veux vous parler d’autres réformes, d’autres changements, de
rupture. Je veux vous parler de notre politique africaine.
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Écrit par Jean-Marie Bockel
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26-11-2007 |
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Par Jean-Marie Bockel,
Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie
Palais des Congrès de Paris, 17 juillet 2007
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Madame la Directrice Générale,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Comme vous le savez, j’ai pris mes fonctions il y a un peu moins d’un mois. Durant ces trente premiers jours, je me suis efforcé de rencontrer la plupart d’entre vous, sur vos lieux de travail, à Paris et lors de mes premiers déplacements à l’étranger, au Gabon et au Mali. J’ai pu mesurer la passion qui vous anime, votre dévouement, votre professionnalisme. Vous m’avez également interrogé, parfois même fait part de vos doutes, de vos inquiétudes.
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