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| Écrit par Administrateur | |
| 30-06-2008 | |
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La Gauche Moderne, la réforme juste par Marc d'Héré
Nous avons fait, il y a un an, le choix de nous engager dans la majorité présidentielle, et, malgré les
difficultés du temps, malgré les « couacs », les maladresses ou les
erreurs commises, nous le confirmons,
clairement.
Si
nous avons fait ce choix, pas forcément évident pour des citoyens à la sensibilité de gauche, c’est parce que
l’on pensait (et on le pense toujours) que Nicolas Sarkozy serait capable, plus
capable certainement que la gauche et les socialistes, de faire aboutir les
réformes dont
Plusieurs sujets méritaient d'être traités sans attendre, pour le bien général:
La
réforme d’un Etat, qui doit se centrer sur ses missions essentielles, limiter
ses dépenses pour nous permettre de retrouver des marges de manœuvre, notamment
sociales,
La
réforme des services publics comme l’éducation ou la santé que nous voulons tout à la fois, plus autonomes,
moins coûteux et plus efficaces,
La
réforme des retraites, dont nous savions
qu’elle était difficile mais inéluctable,
Le
développement économique, condition
de la solidarité, en favorisant l’initiative et la responsabilité, en jouant le jeu d’une concurrence égale et
loyale, en facilitant les partenariats public/privé,
Une
politique sociale capable de cibler ses priorités, et qui loin d’une
assistance démobilisatrice permette une égalité des chances ou mieux une « égalité des possibles ».Une
politique sociale qui soit un tremplin avant d’être si nécessaire un filet de sécurité,
Une
politique pour l’emploi qui réponde
aux exigences de la flexisécurité, action emblématique du social-libéralisme, en
permettant la liberté des entreprises et la sécurité des salariés (et vice versa…),
Une
relance de l’Europe….
Il
nous est apparu que ces changements, la gauche était dans l’incapacité de les réaliser,
et que seul Nicolas en Sarkozy pouvait y parvenir.
Nous
en avons clairement pris conscience, la réforme a changé de camp.
La
gauche ne peut pas faire les réformes que nous envisageons et elle ne le pourra
pas. Non pas parce que ses leaders seraient moins intelligents ou moins
imaginatifs que les autres, mais parce que la situation politique dans laquelle
elle se place le lui interdit.
D’abord
parce que la majorité de ses militants, comme sa clientèle politique (fonctionnaires et
employés) craignant d’être les principales victimes du changement, s’accrochent
à leurs statuts ou à leurs droits
acquis. La gauche, qui n’a jamais fait vis-à-vis d’eux la pédagogie nécessaire
et a toujours choisi la défense de ces situations acquises ne prendra
certainement pas le risque de les inquiéter et de perdre leur vote. C’est la première raison.
Ensuite parce que la gauche socialiste a
impérativement besoin au 2ème tour, des voix du PC, des verts extrémistes, et même de celles l’Extrême
Gauche…Or ces électeurs n’accorderont JAMAIS leur soutien à un parti qui se
prononcerait pour des réformes économiques et sociales telles qu’indiquées ci-dessus. En aucun cas. Soyons-
en persuadés, malgré ses gesticulations, la gauche ne choisira pas, ne pourra
pas choisir la réforme.
Alors, oui, la réforme a changé de camp. Non pas qu’elle soit passée à droite ; la
droite traditionnelle, la vieille droite réac ou Gaullo- Chiraco-Villepiniste,
n’en veut pas non plus (et on voit les difficultés que rencontre le
gouvernement avec une partie de l’UMP), mais la réforme est représentée
aujourd’hui par Nicolas Sarkozy, soutenu
par les réformateurs, les modernistes, les sociaux libéraux.
Nous le soutiendrons d’autant mieux (et d’autant plus
facilement) que les réformes répondront
à la définition qu’a toujours donnée Jean-Marie Bockel de ce qui est au
cœur de nos choix et de notre action:
Défendant cette conception de la réforme et du
changement nous faisons non seulement un choix éthique, un choix militant de gauche, nous faisons aussi celui de l’efficacité.
On
le sait, les réformes ne sont acceptées, et ne produisent vraiment leurs effets
que quand elles sont justes, ou, ce qui
revient au même, quand elles sont ressenties comme telles.
Or, disons-le, ce n’est pas tout à fait le cas
aujourd’hui où existe et se répand dans l’opinion le sentiment que les riches
ne contribuent pas assez. Plus ou moins vrai, plus ou moins faux, en tous cas le
sentiment que seules les classes moyennes ou les défavorisés sont mis à
contribution et que les plus aisés sont épargnés, se répand.
Il
faut changer cela, il faut donner un
signe fort et visible.
Il
faut faire admettre par le Président, le gouvernement, la majorité, (et
Jean-Marie Bockel, avec l’appui de
L’action de
Pour
le court terme en obtenant que soit
décidée cette nécessaire contribution financière et visible des plus aisés aux efforts de tous.
Pour le moyen terme en travaillant sur les
réformes à venir, en faisant des propositions afin d’obtenir qu’elles
soient les plus justes et les plus solidaires possible.
Agissant
dans ce sens, nous serons fidèles à notre idéal de gauche mais nous serons aussi les meilleurs soutiens de Nicolas Sarkozy
et de ses réformes, qui sont aussi les nôtres, parce qu’on leur aura permis d’être acceptées.
Oui,
Gauche Moderne soutient l’action du Président
de
Marc
d’Héré
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