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| Après Reims, rénover la gauche, responsabilité de la Gauche Moderne |
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| Écrit par Marc d'Héré | |
| 17-11-2008 | |
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Les
socialistes ont donné ce week end, dans ce congrès raté de Reims, une
image lamentable. Une image de division et de luttes personnelles
d’abord, mais aussi, et c’est plus grave
encore, d’impuissance. Il est aujourd’hui évident que les socialistes
sont incapables de concevoir ou de proposer une
rénovation de la gauche, pourtant si nécessaire. Il faudra bien
pourtant que cette rénovation, ce sursaut ait lieu mais nous avons la
confirmation que le
parti socialiste ne pourra d’aucune façon en être l’instigateur. C’est
en dehors de ce parti en déclin et prêt à se briser, qu’aura lieu la
transformation ou le renouvellement de la gauche.
Ceux qui pensent que la gauche doit choisir le protectionnisme, le rejet de l’Europe, la contestation radicale du capitalisme et de l’économie de marché, voire le refus de la démocratie libérale, vont rejoindre les partis en cours de constitution, par Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, à l’extrême gauche. Ces mouvements ont une certaine cohérence, mais orientés vers le passé et le refus des réalités, ils tournent le dos à la rénovation.
D’autres pensent que la rénovation de la gauche doit se faire, dans le respect de ses valeurs, sur les bases :
- d’une orientation de la mondialisation vers une gouvernance plus collective, un développement maîtrisé, durable et solidaire, pour lequel une Europe unie, capable de décider et de mener des politiques, doit jouer un rôle moteur, - d’une économie de marché où seront utilisées toutes les opportunités d’une concurrence loyale, toutes les capacités d’initiative et de créativité du capitalisme, dans le cadre de nouvelles régulations, - d’un Etat à l’organisation régionalisée, centré sur ses priorités de stratégie et de contrôle, sur des services publics (au premier rang desquels l’éducation) que l’autonomie et la responsabilisation rendront plus efficaces et socialement plus utiles, sachant limiter et optimiser la dépense publique, - d’un modèle économique et social, où, la responsabilité partagée, la coopération public/privé, l’innovation, la formation tout au long de la vie, la flexisécurité, l’aide aux initiatives individuelles et collectives, permettront un développement, condition de la solidarité. - d’une justice sociale reposant sur le refus des discriminations comme des privilèges, des statuts rigides ou des situations acquises, l’équité et l’égalité des chances de chacun, une incitation au retour à l’emploi, la proportionnalité des contributions et des prestations, une solidarité ciblée en priorité vers les plus vulnérables pour corriger concrètement les inégalités, - d’une démocratie renouvelée, acceptant les différences et les diversités, ouverte aux initiatives des citoyens et des acteurs locaux.
C’est vers La Gauche Moderne que ceux-là doivent se tourner, c’est à eux que La Gauche Moderne s’adresse.
Le congrès fondateur que La Gauche Moderne tiendra les 29 et 30 novembre prochains à Suresnes (92) est ouvert à tous ceux qui croient à la modernisation et à la rénovation de la gauche, et veulent y prendre leur part.
Marc d’Héré |
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