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| Brigitte Mauroy invente la minorité plurielle |
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| Écrit par Administrateur | |
| 02-07-2008 | |
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Actualité Lille - Nord - La Voix du Nord 30/06/08
Ça y est, Brigitte Mauroy revient à la gauche. Mais une Gauche moderne. La conseillère d'opposition lance ce parti à Lille et dans la région. Un pôle
« social » pour l'Union pour Lille. Parce qu'elle est de gauche, la place de Brigitte Mauroy est à droite. Le raisonnement lui paraît si limpide qu'on s'en voudrait presque de ciller. « Les socialistes, c'est un parti rigide qui ne va pas vers les réformes, coupé des problèmes de terrain. Nicolas Sarkozy est le représentant d'une droite qui veut réformer. » La gauche sarkocompatible est-elle encore la gauche ? Mieux, selon la « nièce de », « c'est le vrai socialisme ». Jean-Marie Bockel, maire PS de Mulhouse et prise de guerre de Sarkozy, a donné un toit à ces transfuges : la Gauche moderne, portée sur les fonts baptismaux dans une relative confidentialité. Et qui pour en diriger la fédération Nord - Pas-de-Calais ? Brigitte Mauroy. Hier, pour son annonce, elle avait choisi un décor sans ambiguïté : le siège d'Union pour Lille, l'opposition de droite. Elle se range sans barguigner derrière Sébastien Huyghe, jugé incontestable malgré la défaite en rase campagne du 16 mars. « Il sera, pour six ans, le chef de l'opposition. » Un temps que l'UPL entend mettre à profit pour devenir une minorité visible. Et pour cela, selon Brigitte Mauroy, plurielle. « On peut utiliser cette synergie pour faire levier, pour renouveler le paysage politique face à un parti hégémonique et, disons-le, un peu sectaire. » Des godillots ? À elle, à côté de Sébastien Huyghe (UMP) et Thierry Pauchet (Nouveau Centre), « l'aile gauche » de l'UPL. Des godillots ? Nuance, expose-t-elle, « nous serons au sein d'une opposition unie, qui ne nous empêchera pas de garder notre identité ». Mais de l'identité à l'indépendance, il y a un pas. Voter différemment du reste du groupe s'apparente à « une idée théorique... qui ne peut pas se réaliser ». L'ex-Radicale de gauche, qui se dit aujourd'hui « très très éloignée du PS », fustige le discours « politique » de Martine Aubry. « Quand elle crie sur le gouvernement, elle vise la tête du PS. Je ne suis pas là pour ça, mais pour régler les problèmes sociaux. » C'est sur ce sujet, en même temps que sur la santé, qu'elle veut se construire une crédibilité, à force de présence dans les quartiers. Elle part de loin. « Nous sommes encore petits », concède-t-elle, deux jours après une première réunion de ses militants lillois. Bilan : 16 présents. Mais elle croit au travail. « Je n'ai aucune expérience. Mais après l'observation, je suis en acquisition. Ensuite viendra la phase opérationnelle. » Le moment venu, avec trois partis pour dix conseillers, les électeurs de l'UPL y retrouveront-ils leurs petits ? • S. B. |
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