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| Intervention d'Emmanuel DUPUY |
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| Écrit par Administrateur | |
| 07-07-2008 | |
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Coordinateur des Groupes de Travail
Venu du radicalisme, présidant l’Union des Républicains Radicaux (U2R), quoi de plus logique que de rejoindre la Gauche moderne, rassemblant déjà les progressistes, les humanistes réformistes, les sociaux libéraux, bref tous ceux et toutes celles qui ont fait résolument le choix de la Réforme, moyen au service du Progrès, but de tous ceux qui ont fait leur l’adage - cher à Michel CREPEAU « l’art de la politique réside dans la capacité à faire des additions et non celui de multiplier les divisions ».
Ce choix est d’autant plus assumé au sein de la majorité présidentielle, qui se doit d’être plurielle, qu’il vise à la réalisation d’un nouveau « pacte républicain », qui repose avant tout sur le respect des droits et des devoirs de chaque individu. C’est justement cette responsabilité individuelle - associée au besoin partagé de cohésion collective - qui fait de simples individus des citoyens à part entière…
Pourquoi alors le choix de
Jean-Marie Bockel et le pari
Nous sommes tous ici, des hommes et des femmes de gauche, forts de nos expériences diverses - parfois opposées - comme l’a rappelé récemment Jean-Marie Bockel.
Gauche moderne est en cela la « matrice » qui rassemble plus quelle ne brasse ! Bref, ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui pourrait nous diviser.
Le rassemblement est, en effet, une nécessité que justifie amplement aussi l’ouverture prônée avec courage par le Président de la République.
Car, dans le contexte de ce que je qualifierai « de complexité du monde », dans lequel la globalisation stratégique en cours depuis la fin de la guerre froide (marquée par les questions migratoires, l’immense défi écologique, la révolution numérique et les effets positifs comme négatifs de la mondialisation), que valent, en effet, les frontières politiciennes artificiellement érigées en Limes infranchissables ?
Que valent, aussi, les « querelles de clochers », les luttes d’appareil stériles, quand on se rend compte que les réformateurs d’hier sont souvent devenus les conservateurs d’aujourd’hui ! Tout se passe, comme si les progressistes du passé sont devenus les réactionnaires du présent…
Que valent, par ailleurs, ces fausses barrières idéologiques quand la « fin de l’histoire » pourtant promise au sortir de la fin de l’affrontement bi-polaire n’a pas eu lieu ? Bien au contraire, la première décennie du XXIème confirme que les sources de conflits sont encore tout à fait prégnants.
La Gauche moderne face aux défis
d’aujourd’hui et ceux de demain
Qui mieux que Jean-Marie Bockel, pour
appréhender les nombreux défis de la «
Gauche moderne et ses militants
ont ainsi un devoir proposer des pistes innovantes propres à répondre à cette « sécurité
du quotidien », qui doit savoir mobiliser les énergies créatrices qui font
défaut dans
Faisons ainsi de GM, le lieu où l’on anticipe et trouve des réponses aux peurs du lendemain (notamment face au réchauffement planétaire) en tenant compte de la garantie d’un égal accès pour tous aux biens du quotidien (eau, nourriture), en cherchant - autant que faire se peut - à agir durablement et efficacement en faveur d’une meilleure répartition des richesses issue d’une mondialisation, qui créé parfois des frustrations et nourrit bien souvent un sentiment d’injustice, notamment entre nantis et démunis.
Tout ceci justifie ainsi pleinement que l’on reprenne confiance dans l’avenir, avec lucidité et humilité…
La France n’est plus seule, comme Hubert Védrine avait su parfaitement l’illustrer en rappelant que c’est toujours « le tabouret que l’on doit rapprocher du piano et non l’inverse ». Elle doit néanmoins savoir regarder de nouveau au loin, afin d’anticiper les facteurs d’instabilités, afin d’en prévoir les parades efficaces et dans le but de les surmonter.
De ce point de vue, la défense est au cœur de ce dispositif. De facto, la pensée stratégique et la prospective sont des clés incompressibles pour qui perçoit la nécessité de découvrir la vertu du temps long et parallèlement comprendre que la France qui a longtemps été idéologue doit devenir plus « stratège » et pragmatique, bref réaliste !
La politique étrangère, de
défense et de sécurité : points cardinaux de la réforme ?
Dans la période actuelle, les éléments de politique étrangère et les questions liées à la sécurité globale peuvent être des points d’appui solides car perçus comme oecuméniques, propres à réaffirmer l’attente profonde des Français en faveur de la réforme et de ce qu’il en restera demain.
Les enjeux des prochains mois en sont ainsi itaux et offrent déjà des sujets d’expression pour gauche moderne :
L’actualité du Livre blanc sur la sécurité et la défense, présenté par Nicolas Sarkozy le 17 juin dernier et la RGPP, notamment dans sa reformulation de la carte militaire nous oblige à faire « mieux avec moins » dans un contexte de rationalité économique. Là encore, rappelons cette vérité d’airain qui veut que « prévoir coûte moins cher que subir »…
***
Pour terminer mon propos, je veux réaffirmer que nous avons fait le choix du mouvement contre celui de l’immobilisme. Soyons en fiers mais également sachons nous en rendre dignes.
Restons nous-mêmes, oeuvrant pour l’épanouissement de la « République sociale », la garantie de l’intérêt général et la protection du Bien commun, dans le contexte d’une « meilleure » mondialisation, tant en paroles qu’en actes.
Apportons notre pierre à l’édifice gouvernemental de manière solidaire, en sachant tisser des ponts avec tous ceux (et ils sont nombreux et identifiés) qui font de même en Europe et à travers le monde, agissant concrètement en faveur de cette Internationale réformiste, républicaine et démocrate qui reste à bâtir.
Pour paraphraser la formule onusienne, la Gauche moderne a indéniablement une « responsabilité d’agir » dans le paysage politique français. Il suffit pour cela d’être suffisamment audible pour être écouté… |
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