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Intervention de R. THEVENOT Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
02-07-2008

Intervention Robert THEVENOT - Rhône-Alpes

Rhône-Alpes, comme chacun sait, est une grosse région où nous ne sommes pas encore présents dans tous les départements, je rappelle qu’il y en a 8. Pour le moment, peu ou pas de contacts dans l’Ain, l’Ardèche, la Haute-Savoie et la Drôme. Pour ces deux derniers départements, rappelons que la Haute-Savoie est traditionnellement très ancrée à droite et que la Drôme est à la fois marquée par une tradition radicale (le nouveau député-maire de Montélimar en fait partie) et la présence d’Eric Besson dont les Progressistes sont un peu une concurrence à notre propre mouvement.

 

C’est donc essentiellement dans le Rhône, l’Isère, la Loire et la Savoie que nous pouvons revendiquer une présence. Il va de soi que si des amis des 4 autres départements que j’ai évoqués plus haut, sont présents, je les invite à se manifester. Nous avons en Savoie Djamel Kériche à Chambéry, dans la Loire M.Dicicco. Dans l’Isère, Joseph Ferrara, issu du PRG, a réuni des militants et des candidats au moment des municipales, particulièrement dans l’agglomération grenobloise. A Lyon enfin nous avons aussi des militants et avions 4 candidats aux municipales dans l’agglomération lyonnaise. Grâce à un accord avec l’UMP et au bon score de Philippe Cochet à Caluire, je me suis retrouvé élu et conseiller du Grand Lyon. Avec Henri Chabert à Villeurbanne et Dominique Perben à Lyon, le score des candidats UMP ne nous a pas permis d’avoir des élus.

 

Ce qui caractérise les adhérents en Rhône-Alpes, c’est la diversité, et je trouve que cela est une très bonne image pour notre mouvement. Djamel, , et à Lyon Patrice Schoendorff l’illustrent bien. Comme son nom ne l’indique pas, Patrice est franco-camerounais et  a pris l’initiative à Lyon de mettre sur pied un « comité lyonnais des amis de Barack Obama » dont toute la presse s’est faite l’écho. Un meeting est d’ailleurs prévu le 3 juillet à Lyon avec de nombreux participants. Il faut rendre hommage à Patrice pour cet initiative et surtout le remercier parce qu’il ne met pas le drapeau Gauche Moderne dans sa poche. Quand les journalistes m’en parlent, ils disent « ton pote de Gauche Moderne » parce qu’il a toujours revendiqué son caractère bi-culturel mais aussi son étiquette Gauche Moderne dans son entreprise.

 

Si l’on se tourne pour faire un bilan, je dirai que la période qui a suivi la création du mouvement à l’automne dernier et la période pré-municipales cet hiver ont été positives : des volontés se sont manifestées, des candidats se sont déclarés, même si les résultats, du fait de la conjoncture, n’ont pas toujours été à la hauteur de nos espérances.

 

La période post-municipales a été un moment de « refroidissement » un peu logique, mais notre rassemblement d’aujourd’hui montre que les énergies sont intactes. Il est particulièrement important je crois maintenant, d’occuper le terrain, d’être présents autant que faire se peut dans les medias et de s’emparer de sujets porteurs où nous pourrons exprimer notre différence. Notre ministre Jean-Marie Bockel doit s’exprimer plus souvent -si je  peux me permettre cet avis- comme Président de Gauche Moderne, non pour se mêler au concert des petites phrases pernicieuses, mais pour montrer que nous sommes à l’écoute des français. Nous sommes un petit parti à l’ombre du mastodonte UMP mais ne manquons pas d’idées ni de courage pour autant. Rien ne nous interdit, tout en soutenant la politique du Président de la République, de faire des propositions que les autres ne font pas.

 

Je crois qu’il y a un terrain favorable pour faire entendre une musique plus sociale au sein de la majorité présidentielle, revendiquons clairement d’être l’aile gauche de cette majorité, nous avons la légitimité pour le faire et un Président dont nul ne conteste la sincérité de la pensée et l’intégrité de la démarche.



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