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Tribune Libre
Accroître le rôle des régions Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marc d'Héré   
07-10-2009
La décentralisation est une des conditions de la modernisation de l’État, de l’approfondissement de la démocratie, du bon fonctionnement des services publics. Elle permet de mieux cerner les besoins, de répondre à l’aspiration des populations à maîtriser leur destin, alors que l’État central ne dispose pas des meilleurs moyens pour adapter son action aux particularités locales, même s’il doit conserver une capacité d’examen de long terme et de vision large. Elle permet aussi un meilleur contrôle citoyen sur une politique menée par des élus et des responsables proches d’eux. Les régions - et les villes, grandes oubliées de la décentralisation-  pourraient voir leurs compétences devenir majeures dans les domaines tels que les transports, le logement, la santé, la formation, l’environnement, la politique culturelle.  Ces compétences devront être propres à chaque collectivité et non se superposer ou s’enchevêtrer, comme c’est le cas aujourd’hui, ce qui nuit à l’efficacité et augmente les coûts. Les régions qui pourraient disposer de moyens supplémentaires et d’autonomie dans leur utilisation, auront toute latitude pour collaborer et contracter avec d’autres entités territoriales, y compris européennes, rechercher toutes sources de financement, rétrocéder au privé, sous condition d’évaluation, une part de l’exécution de leurs missions. La fiscalité locale devenue un « maquis inextricable », sera réformée en envisageant la spécialisation des taxes par collectivité, en édictant des règles de transparence et des modalités de contrôle.


On se dirigera vers une rationalisation des niveaux institutionnels qui aujourd’hui s’imbriquent, une simplification du « millefeuille » des territoires. On peut, pour disposer de régions suffisamment fortes, inciter au regroupement de certaines d’entre elles, envisager, après consultation des citoyens concernés,  des regroupements entre départements, entre départements et région. D’ores et déjà, les élus de ces deux collectivités pourraient être communs :  réduits de moitié, ils siègeraient  à la fois au conseil régional et au conseil général. Le développement des structures intercommunales qui concerne aujourd’hui plus des trois quarts de la population française, doit être poursuivi, leurs responsabilités élargies, leur caractère démocratique affirmé par l’élection de leurs exécutifs sur les listes municipales (méthode du fléchage).  


Les possibilités et les modalités de décentralisation peuvent être diverses.  Il  n’est pas souhaitable d’imposer des solutions uniques, l’égalité n’exige pas l’uniformité qui, pas plus dans ce domaine que dans d’autres, ne doit pas être un dogme. L’unité elle-même ne l’exige pas, qui peut se réaliser dans une juste prise en considération de la diversité, comme a pu l’écrire Edgar Pisani « il n’y a pas d’unité possible qui ne respecte la diversité ». La diversité peut être créatrice de progrès, les expérimentations, suivies d’évaluation,  peuvent être un levier du changement et de la modernisation. C’est la rigidité, l’uniformité de principe, impossible à satisfaire dans la réalité, et le refus de s’adapter à la diversité des situations qui créent souvent les injustices. Ce respect de la diversité n’empêchera pas l’échelon central de mettre en œuvre une relative péréquation des moyens permettant la solidarité entre territoires. Responsabilité et solidarité seront ainsi les principes autour desquels s’articulera la décentralisation. 

Pour montrer sa volonté décentralisatrice, l’État pourra recourir à des mesures de déconcentration : plusieurs ministères (on pense à l’agriculture et la pêche, l’environnement, l’industrie ou le tourisme…) pourraient s’installer en région, les sous-préfectures, en concertation avec les collectivités locales, seraient progressivement supprimées.

Marc d'Héré



Jeudi 2 avril, rendez-vous des bonnes nouvelles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marc d'Héré   
03-04-2009

C’est, sans conteste, une  journée à marquer d’une pierre blanche, où les bonnes nouvelles, voire les très bonnes, se sont données rendez-vous.

 

D’abord bien sûr, les résultats encore  meilleurs qu’espérés de ce  G20 historique, qui marque sans doute comme l’annonce Gordon Brown, la naissance : « d’un nouvel ordre mondial ». Cette nouvelle coopération mondiale s’est déjà traduite par un grand nombre de mesures d’une importance capitale pour lutter contre la crise, accélérer la relance,  et réguler mieux un capitalisme que ses propres excès incontrôlés menaçaient gravement.

 

-   C’est d’abord 1.000 milliards de dollars de relance et d’aides aux pays les plus pauvres et les plus en difficultés, par l’intermédiaire notamment du FMI, qui voit ses capacités d’intervention tripler, passant de 250 à 750 milliards de dollars.

-   C’est aussi, le début, concret, d’une véritable régulation de l’économie mondiale, permettant un meilleur fonctionnement de l’économie de marché, l’anticipation de crises graves et  l’instauration de règles et de garanties propres à éviter le retour de crises systémiques. Au centre de ces mesures, une « nouvelle organisation mondiale de la finance » :

-         Les sanctions possibles contre les paradis fiscaux, désignés, qui ne renoncent pas à leurs pratiques ; « l’ère du secret bancaire est révolue » a pu dire Gordon Brown. 

-         L’encadrement et  la surveillance  des « hedge funds »,  ces fonds d’investissements spéculatifs qui accroissent la volatilité des marchés financiers.

-         Des standards de régulation bancaire renforcés, limites apportées à la « titrisation », révision et harmonisation des règles comptables, normes de solvabilité plus rigoureuses. 

-         De nouvelles règles sur les salaires et les bonus des traders, qui s’appliqueront sur toutes les places financières,

-         Le contrôle des agences de notation.

 

-   Ce sont notamment  ces mesures, destinées à la régulation financière,  qui justifient les termes « d’historique », ou de « nouveau capitalisme mondial ». Voulues essentiellement par la France et l’Allemagne elles ont finalement étaient approuvées par tous, ce qui montre la force de cette « alliance franco-allemand » (que certains, en France, estimaient affaiblie !), mais traduit aussi que les Etats-Unis n’ont plus la même arrogance et  sont davantage prêts à prendre en compte les attentes et  les avis des autres membres de la communauté internationale et notamment de l’Europe. Cela vient d’ailleurs souligner et ruiner, parmi tous les mensonges proférés par les « anti OTAN » de Bayrou aux socialistes, en passant par Villepin, (voir article de B.H.L. sur ce blog) celui qui consiste à dire : le retour dans le commandement intégré nous soumettra aux Etats-Unis qui refuseront toujours de prendre en compte la position des Européens.  Belle réponse donnée par Obama à ces dénigreurs professionnels et qui apporte une justification et une légitimité supplémentaires à la décision de Nicolas Sarkozy et du gouvernement.

 

A côté de cet évènement historique, d’autres bonnes nouvelles, de moindre importance, mais certainement  pas anodines sont venues éclairer cette journée du 2 avril.

 

-         La Bourse qui en France a connu une hausse de plus de 5%. Réponse au G20, sans doute,  mais surtout poursuite et accélération d’une remontée entreprise depuis un mois. Même s’il y aura, aujourd’hui, des prises de bénéfices, nous connaîtrons sans doute la quatrième semaine consécutive de hausse d’un CAC 40, qui avait touché les 2450 points il y a un mois et se trouve proche (aujourd’hui à 11 heures) des 3.000 points.

-         La BCE a baissé de 0,25% son principal  taux directeur, le ramenant à 1,25%, ce qui sera favorable aux investissements et accélèrera la reprise.

-          Au mois de mars les ventes de voitures neuves ont augmenté, en France, de plus de 8%, premier chiffre positif depuis des mois, qui montre que le plan de soutien à l’automobile est efficace, et qui laisse augurer, malgré le mauvais mois de février, que l’évolution de  la consommation du premier trimestre 2009, ne sera pas trop négative.

-           Un nouvel accord vient d’être signé pour une meilleure prise en charge par l’Etat de l’indemnisation du chômage partiel dans les deux secteurs fortement menacés de l’automobile et du textile. Mesure sociale, qui permettra une meilleure indemnisation des salariés, mais permettra  aussi  aux entreprises, en grandes difficultés, de recourir davantage à « l’activité partielle » qu’au licenciement.


Toutes  ces bonnes nouvelles ne signifient pas la fin de la crise, et les difficultés des uns et des autres ne sont pas prêtes à disparaître. Mais elle peuvent redonner un peu d'espoir et de confiance. Et quand on sait quel est le rôle déterminant de la confiance en économie...

Marc d’Héré

 



Défense et illustration de la relance française Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marc d'Héré   
17-03-2009
La crise mondiale, atteint la France comme tous les pays du monde, et même si ses effets touchent moins les Français que les autres, elle a, pour beaucoup, des conséquences douloureuses, parfois ressenties comme injustes. La réponse du Président et du gouvernement à cette crise a été rapide et pertinente. Tout en s’efforçant de ne pas augmenter les déficits de manière excessive, (les socialistes qui jonglent avec les milliards dans leur pseudo contre plan, s’en moquent bien !) ils ont pris des mesures permettant la relance de l’ investissement, seule manière d’éviter une trop forte dégradation de l’emploi et une reprise de l’activité. C’est aussi le moyen de dépenser l’argent public de manière efficace puisque ces dépenses se traduiront par des améliorations tangibles de nos infrastructures et de notre patrimoine, au lieu de disparaître dans une consommation immédiate. Le gouvernement a d’autre part décidé de poursuivre la politique de réforme nécessaire à la modernisation de la France.
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L'intervention du Président de la République conforte le choix de La Gauche Moderne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marc d'Héré   
07-02-2009
L'intervention du Président, vient conforter notre choix de soutenir son action réformatrice et montre à l'évidence que sa politique est tout à fait en phase avec ce que peut attendre une gauche moderne, sociale et libérale.

Quand le Président assure qu'il poursuivra les réformes,  quand il confirme son choix prioritaire de relance par l'investissement et pour l'emploi, il répond à notre souhait de voir relancer la compétitivité de notre économie et une croissance durable.
 
Quand il propose aux syndicats d'avancer sur des sujets comme une nouvelle répartition des profits entre  actionnaires, investissements et salariés, une  meilleure indemnisation du chômage partiel,  un soutien particulier aux jeunes en recherche d'emploi, un allègement fiscal pour les plus bas revenus, une augmentation sous condition de ressources des allocations familiales, des aides aux personnes agées, il répond sur la méthode et sur le fond à nos préoccupations de justice sociale et  de solidarité.

Quand enfin, il confirme sa volonté de contribuer activement à la refondation et à la moralisation du capitalisme il est totalement en phase avec notre souhait de voir s'imposer une régulation et une nouvelle gouvernance de la mondialisation.

Oui, plus que jamais, hier soir, nous avons eu la confirmation de la justesse de notre choix et de notre engagement.

Marc d'Héré
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La presse écrite à la croisée des chemins Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Emmanuel Ruchat   
06-02-2009

Les Etats généraux de la presse écrite, qui se sont tenus le mois dernier, ont donné lieu à la remise d’un Livre Vert le 8 janvier à la ministre de la Culture et de la communication.

 

La nécessité de faire des propositions en la matière ne saurait être remise en cause. La diminution de la diffusion a progressivement entraîné un déficit structurel de plusieurs titres importants, dont certains sont parfois menacés de disparaître. Les rédactions s’étiolent, et la crise économique dissuade les annonceurs ; les recettes publicitaires diminuent donc aussi.

 

C’est à la lumière de ce constat que les Etats généraux se sont articulés autour de quatre thématiques : l’avenir des métiers du journalisme, la régénérescence du processus industriel (impression, transport, distribution, financement), Internet, et la dimension sociétale et citoyenne de la presse.

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